Ascension Mont Ventoux à vélo : 5 erreurs à ne pas commettre !

 Beaucoup de personnes, sportives ou non, se frottent au mythique Mont Ventoux. Afin de prendre le maximum de plaisir sur son vélo durant l’ascension, je partage avec toi 5 erreurs à ne pas commettre pour profiter pleinement du Géant de Provence.

Reconnu mondialement, le Mont Ventoux est un véritable mythe dans le monde du cyclisme. Sa réputation est telle que beaucoup de touristes de passage en Provence en profite pour tenter son ascension à vélo. Il faut dire que les magasins de location de deux roues ne manquent pas du côté de Bédoin ou de Malaucène, les deux principales villes départ de la montée du Géant de Provence. Depuis mon installation dans le Haut-Vaucluse, j’ai effectué son ascension de très nombreuses fois et vécu quelques situations parfois cocasses qui m’amènent aujourd’hui à écrire cet article. Les erreurs que je te partage ci-dessous paraîtront peut être « banales » pour un cycliste aguerri connaissant parfaitement l’effort que demande l’ascension d’un tel col mais seront, j’en suis sur, très utiles pour toutes les personnes voulant se frotter pour la première fois au Mont Ventoux.

#1 Ne pas être suffisamment préparé physiquement.

Je pense que c’est l’erreur que beaucoup de personnes font en tentant de gravir le Mont Ventoux à vélo pour la première fois : ils surestiment leur condition physique. Il faut savoir que l’ascension est possible au départ de trois villes : Bédoin, Malaucène et Sault. Chacune de ces trois routes présente des caractéristiques bien différentes. La montée par Sault est réputée la plus facile mais est également la plus longue du fait des pourcentages de pente moins élevés. Quoiqu’il en soit, l’ascension durera au minimum 21 km et un cycliste moyen mettra environ 2 heures pour arriver au sommet. Il faut donc être conscient de la durée de l’ascension et de sa difficulté. Analyse bien les profils altimétriques des trois montées et prépare toi physiquement mais également mentalement à grimper autant de temps ! Le Mont Ventoux se mérite et ça me fait toujours de la peine de voir autant de personnes poser pied à terre et terminer l’ascension en poussant le vélo. Ne sous-estime pas cette montagne et ne te surestime pas.

#2 Négliger les conditions météorologiques.

Les conditions météos dantesques (cf le Trail du Ventoux 2018) rendant parfois son ascension impossible font la réputation du Géant de Provence. Un mistral violent, du froid, de la pluie, de la neige… il faut t’attendre à tout en arrivant dans les derniers kilomètres. Culminant à 1911 m d’altitude, la différence de climat entre le bas et le haut de cette montagne est très marquée. Il se peut que tu débutes l’ascension sous un grand soleil et la termine avec des températures négatives au sommet. Avant de monter sur ton vélo, renseigne-toi bien sur les conditions météos annoncées au sommet (Lien vers le site météo), il est possible qu’elles t’obligent à annuler l’ascension que tu avais prévue. Pour cela, avant chacune de mes ascensions je consulte les prévisions météos de la ville de départ mais surtout de la station installée au sommet. Cette dernière te donnera un bon indicateur du vent et des températures (réelles et ressenties) que tu retrouveras là haut.

#3 Avoir un mauvais équipement.

Cette troisième erreur est directement liée à la précédente. Une fois que tu as jeté un coup d’œil aux prévisions météos, adapte ton équipement. Dans tous les cas, et même lorsque le temps parait favorable, je te conseille de prévoir au moins un coupe-vent. Malgré l’altitude, le froid ne sera peut être pas un problème durant la montée mais lorsque tu atteindras le sommet, le ressenti sera bien différent et le froid s’installera progressivement (hors chaleurs estivales). Si tu n’as rien prévu, la longue descente pourrait s’avérer pénible voire dangereuse si tu prends froid. Pour l’anecdote, il m’est déjà arrivé de devoir m’arrêter en pleine descente pour me réchauffer les doigts car je ne les sentais plus… la température ressentie au sommet était alors de – 10 degrés.

#4 Ne pas s’hydrater suffisamment.

Erreur courante et valable pour toute pratique sportive : boire insuffisamment. Lorsque l’on réalise un sport d’endurance comme le trail ou le cyclisme, il est recommandé de boire environ 500 ml d’eau (ou boisson énergétique) par heure durant l’effort. Voire un peu plus s’il fait très chaud. Vérifie donc bien que tu disposes d’assez de liquide sur toi pour tenir toute la montée. La déshydratation est très vite arrivée… elle entraînera des crampes et retardera voire compromettra ton arrivée au sommet. Bois régulièrement et en petite quantité (exemple : une ou deux gorgées toutes les 10 minutes) Sache que l’eau pure n’est pas vraiment conseillé pendant l’effort. Le corps perdant énormément de minéraux dans la transpiration, il est important de compenser ces pertes par un apport en sodium. L’organisme stockera et utilisera beaucoup mieux une eau contenant du sodium et du sucre qu’une eau plate. Pour ma part, je n’utilise pas de poudres énergétiques ni de boissons de l’effort… je verse simplement dans mes bidons une pincée de sel, une pincée de sucre et du jus de citron (environ une cuillère à café de chaque pour 500 ml d’eau).

#5 Ne rien manger durant l’ascension.

Exactement comme l’erreur #4 mais lorsque tu réalises un effort physique il est primordial de t’alimenter régulièrement et d’avoir un apport alimentaire adapté à ton effort. Si tu es vraiment à l’aise et que ton rythme cardiaque ne monte pas très haut, alors ton corps utilisera en majorité les lipides (graisses) comme carburant de l’effort. Par contre, si tu atteins des fréquences cardiaques très élevées, ton organisme privilégiera la filière glucidique (les sucres) et aura alors besoin de sucres rapides pour « faire tourner le moteur ». Vérifie alors que ton ravitaillement est suffisant pour tenir toute la montée. Comme pour le phénomène de déshydratation, l’hypoglycémie t’obligera à ralentir voire à stopper complètement ton effort. Pour éviter cela, mange régulièrement et en petite quantité afin de disposer d’une énergie constante.

#6 Bonus : Louer un vélo électrique et surestimer l’autonomie de la batterie.

Le développement des vélos électriques rend accessible le Mont Ventoux aux personnes les moins entrainées. Malheureusement, la longue ascension a souvent raison du vélo électrique. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de voir des personnes faire demi-tour faute d’autonomie suffisante de la batterie. Si tu loues ce type de vélo à Bédoin, Malaucène ou Sault, renseigne toi bien avant de tenter l’ascension !

Cette liste est évidemment non exhaustive mais en tenant compte de ces quelques recommandations tu peux envisager une ascension du Ventoux sereinement ! Il se mérite mais l’effort et la vue au sommet en valent largement la peine !

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4 Commentaires

  1. DUPAS

    Bonjour,
    Je voulais simplement vous remercier pour vos conseils avant l’ascension du Mont Ventoux.
    Sincères salutations.
    Laurent D

    Réponse
    • administrateur

      Bonjour,

      Je vous en prie ! Très bonne ascension à vous !

      Ben

      Réponse
  2. François DAHERON

    j’ai monté le Mont Ventoux par Bédoin avec un temps superbe en Bas comme au sommet, c’est un col magnifique, je décidais de le monté par Malaucène le lendemain, le temps en bas du col était identique à celui de la veille, mais arrivé en sortie de la Forêt un vent très fort pour ne pas dire violent me poussait, dans la dernière petite ligne droite avant le sommet, j’avais l’impression d’être sur un terrain plat (c’est dire sa force).
    Le vent était glacial, heureusement, j’avais prévu un sous vêtement propre et ma veste d’hiver que j’ai pu apprécier pour la descente prévue par Bédoin. J’ai du changer et redescendre par Malaucène car la partie découverte du col était plus courte. Il m’était impossible de montée sur mon vélo vu la force du vent, J’ai donc rejoint la Forêt à pieds, le vent me chahutais avec mon vélo tellement il soufflait fort, je n’étais pas fier et inquiet tout au long de cette partie.
    J’ai pu remonté sur mon vélo uniquement après avoir rejoint la forêt. Son nom Ventoux lui est bien mériter
    En conclusion il faut écouter les gens de la région quand il disent qu’il faut téléphoner à la météo avant de partir et non pas la veille au soir.

    Réponse
    • administrateur

      Merci pour votre témoignage François !
      Votre expérience prouve bien que Dame nature reste maitre des lieux quoiqu’il arrive !

      A bientôt sur le Géant de Provence 😉

      Réponse

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