L’Etape du tour 2017 (1/3) : Partir dans l’inconnu.

L’Etape du tour, 16 juillet 2017 : Briançon – Col de l’Izoard

Cette Etape du tour rime pour moi avec première participation à une cyclosportive. Il y’a donc des choses à dire et je vais commencer par partager avec toi ma préparation et

plus spécialement l’état d’esprit avec lequel j’ai abordé cette course.

L’Etape du tour : Ma première cyclo.

Après avoir fait l’acquisition de mon tout premier vélo de route il y’a un an dans le but de compléter mes séances de course et de pratiquer le fameux « entraînement croisé » conseillé (à juste titre) pour la pratique du trail, je me suis laissé tenter par des amis pour participer à l’Etape du tour 2017 avec eux.

Cyclosportive renommée mondialement et attirant plus de 10 000 participants chaque année (15 000 cette année), cette EDT allait être pour moi une première puisque qu’en plus d’être novice dans cette discipline qu’est le cyclisme, je n’avais jamais participé à une course officielle. La philosophie de cette dernière ? Réaliser une semaine avant le passage officiel du Tour de France la même étape que les pros, dans (presque) les mêmes conditions car les routes seront coupées pour l’occasion.

 » Vivre le mythe de la Grande Boucle, sur les mêmes routes et dans les mêmes conditions que les cyclistes professionnels du Tour de France : c’est la promesse que tient l’Etape du Tour depuis 1993. Chaque année, nous vous proposons de rouler l’une des étapes de montagne du Tour de France : les mêmes villes hôtes, les mêmes routes, les mêmes cols mythiques mais aussi et surtout les mêmes conditions de course que sur la Grande Boucle. Grâce à l’important travail mené en collaboration avec les forces de l’ordre, les collectivités locales et les pouvoirs publics, l’Etape du Tour est la seule cyclosportive à vous proposer des routes totalement fermées à la circulation. Forte de 26 éditions et d’un peloton de 15 000 participants, l’Etape du Tour est aujourd’hui la cyclosportive de référence en Europe. « 

Folie douce.

Et cette année l’organisation nous a gâté avec un menu copieux. Le parcours débutait de Briançon, passait par Savine le lac au bord du lac de Serre-Ponçon, puis montait au col de Vars, redescendait à Guillestre pour terminer en apothéose au sommet du Col de l’Izoard à 2360m d’altitude. Total : 180km et plus de 4000m de dénivelé positif.

Le prix de cette gourmandise ? 100€. Pas moins ! Alors la question que l’on peut se poser est la suivante : La participation à l’Etape du Tour vaut-elle cette somme ? Très honnêtement je n’en sais rien, je ne pense pas… même si il est vrai que ce genre d’épreuves demande une organisation surdimensionnée. Mais c’est malheureusement le prix à payer pour faire partie de cette masse de coureurs partants à l’assaut du mythique col de l’Izoard. Et tant que la demande sera aussi forte, je ne vois pas les organisateurs de telles manifestations baisser leur prix. Dans tous les cas, personne ne m’a forcé à payer, alors je compte bien rentabiliser cette somme en devenant finisher de cette course !

La participation à cette cyclosportive était donc pour moi une grande nouveauté, un nouveau défi, un challenge à la hauteur de ma volonté de repousser toujours plus mes limites et surtout de découvrir un territoire et des paysages que je n’avais jamais parcouru auparavant. L’une de mes motivations principales était également de réaliser cela entre amis. En effet, j’ai toujours eu l’habitude de participer à des épreuves de trail seul, avec une perception assez individuelle de l’effort, en me centrant uniquement sur mes sensations. Je misais alors beaucoup sur cette EDT pour vivre, en plus d’un challenge sportif, une véritable aventure humaine collective en compagnie de personnes qui comptent pour moi.

Dans le but de profiter pleinement du moment le Jour J et de terminer l’Etape du tour dans les meilleures conditions possibles, j’avais donc décidé de me lancer un peu plus sérieusement dans la pratique du cyclisme. En réalité cela tombait plutôt bien car une blessure au dos m’éloignait des sentiers. Le vélo, non traumatisant pour les articulations, m’a donc permis de diminuer mon volume d’entraînement en trail pour faire la part belle au deux roues.

Alors comment, un novice du cyclisme comme moi (et peut être comme toi ?), s’est préparé à parcourir 180km et 4000D+ les fesses vissées sur une selle ?

Le trail running au service du vélo.

yant participé aux 42km du Trail Drôme de Buis-les-Baronnies fin avril (lien article), je n’ai pas eu l’opportunité de rouler beaucoup cet hiver, préférant axer ma préparation sur la course à pied et le travail du dénivelé. Durant le début d’année et les longues soirées hivernales j’avais alors travaillé essentiellement sur hometrainer en réalisant uniquement des séances spécifiques visant à travailler la vélocité et le puissance, deux élément indispensables pour un cycliste. Ces séances en intérieur s’ajoutaient aux nombreuses bornes accumulées à pied et surtout au paquet de D+ engrangés durant cette préparation pour le Trail Drôme. Une fois celui-ci passé et après avoir respecté une période de repos, j’ai donc pu me consacrer majoritairement au vélo.

De ce fait, j’ai beaucoup misé sur mes aptitudes physiques acquises grâce à la course à pied pour les transposer au mieux sur le vélo.

Ma vraie préparation (spécifique) à l’Etape du Tour a donc débuté au début du mois de mai avec un seul maître mot : prendre du plaisir en roulant. Je me suis alors servi de mon expérience trail pour construire les grandes lignes d’un plan d’entraînement maison dédié au vélo qui respectait la logique suivante : augmenter progressivement mon volume d’entraînement en variant au maximum les séances afin d’éviter la monotonie et de garder l’envie de rouler intacte. Le cyclisme n’étant pas mon sport de prédilection, je savais que ma motivation autour de cette pratique pouvait très vite être remise en cause.

Prendre du plaisir en s’entrainant.

Installé depuis 6 mois dans une nouvelle région (L’Enclave des Papes, à cheval entre la Drôme Provençale et le Vaucluse), je n’ai eu aucun mal à trouver l’envie de sortir le vélo lors de ma préparation et me suis servi de celui-ci pour arpenter ce nouveau terrain de jeu et ces nouveaux paysages qui s’offraient à moi. J’ai donc avalé les kilomètres entre vignes, lavandes et oliviers avec beaucoup de plaisir et de volonté en utilisant mon deux roues comme un moyen, un outil m’aidant à élargir mon champ d’horizon et à découvrir d’avantage de nouvelles choses jour après jour.

Le Mont Ventoux, situé non loin de la maison a alors été mon parfait allié pour préparer cette cyclosportive. Je l’ai grimpé, re-grimpé, re-re-grimpé jusqu’à le faire en tout 8 fois en l’espace de 3 mois…

Chacune de mes sorties longues à vélo n’avait finalement qu’un seul objectif : découvrir de nouvelles routes et de nouveaux espaces dans le but d’explorer toujours d’avantage ce territoire provençal.

Avec cette philosophie d’entraînement, ma préparation s’est parfaitement déroulée et je n’ai que très rarement connu de baisse de motivation. Le plaisir de rouler est resté intacte.

La seule période où l’entraînement s’est parfois transformé en contrainte a été durant les semaines de canicule vécues au mois de juin. La parade principale pour éviter les trop fortes chaleurs et donc continuer à savourer mes sorties résidait (sans grande surprise) dans l’adaptation des horaires de celles-ci. J’essayais pendant les jours très chauds de partir le plus tôt possible une fois les premiers rayons de soleil apparus pour bénéficier d’un maximum de fraicheur matinal.

Eviter la chaleur est une bonne chose pour mieux vivre l’entraînement et prévenir les risques liés à celle-ci (insolation, déshydratation…) mais il faut tout de même veiller à ne pas l’éviter de trop. En effet, le paramètre température doit être pris en compte dans une préparation au même titre que l’endurance, le travail du dénivelé ou encore la nutrition, Le corps doit s’adapter physiologiquement aux contraintes qu’il pourra rencontrer le jour J et les fortes chaleurs en sont une. Qui plus est pour une course comme l’Etape du tour qui se déroulait cette année dans les Hautes-Alpes en plein été…

Tu trouveras dans le prochain article tous les paramètres que j’ai pris en compte dans la planification de mon entraînement pour l’EDT 2017 et qui m’ont permis d’être finisher et surtout de prendre du plaisir tout au long du parcours !

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