L’Echappée Belle « parcours des crêtes » 47 kms : trail sauvage dans le massif de Belledonne

Récit de l’ Echappée Belle 47 kms (2800 D+ et 4000 D-) se déroulant le 26 août 2017 : Un trail proposant un parcours technique, sauvage et exigeant dans le magnifique massif de Belledonne (Isère-Savoie). Je me suis régalé !

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Une préparation insuffisante.

Ma préparation à cette Echappée Belle 47 kms (2800 D+ et 4000 D-) a été un peu particulière étant donné le fait que j’avais très peu couru depuis le Trail Drôme de Buis les Baronnies de mi avril. La raison principale était ma participation à l’Etape du Tour 2017, première cyclosportive pour moi, se déroulant mi juillet. J’avais donc délaissé le trail pour me consacrer à une préparation plus spécifique au vélo. Je me suis alors remis à courir sérieusement une semaine après cette Etape du Tour, à un mois et demi de l’Echappée Belle. J’avais donc de gros doutes sur ma capacité à tenir la distance… le volume d’entrainement était là grâce au vélo mais mon corps n’était certainement pas préparé à subir les 4000 m de dénivelé négatif qu’offrait cette course. Je suis donc arrivé peu confiant au Super Collet d’Allevard (lieu de départ) mais bien décidé à prendre le maximum de plaisir avec pour seul objectif de franchir la ligne d’arrivée !

La route pour accéder au départ depuis chez mes parents était assez courte, environ 1h en voiture jusqu’au Super Collet. J’arrive dans les premiers pour récupérer mon dossard le matin même et vois certains coureurs du 144 kms passer, se ravitailler et se reposer. Un t-shirt technique de la marque Dynafit nous est offert lors du retrait des dossards pendant que des bénévoles se chargent de vérifier minutieusement l’ensemble du matériel obligatoire exigé pour la course. J’aime arriver en avance pour avoir le temps de me changer et de manger dans le calme en évitant la précipitation d’avant course.  A 20min du départ, il se met à tomber des cordes et tout le monde cherche un abri pour se tenir au sec histoire de ne pas partir trempé… Par chance, les nuages passent et le départ est donné à 10h dans une ambiance lourde et orageuse. Il fait chaud et humide et ce paramètre sera forcément à prendre en compte dans la gestion de course.

Un départ en pleine montée !

Le parcours commence par une belle montée de 400 m de dénivelé sur une très large piste forestière (si on peut l’appeler ainsi). L’avantage de cette grande piste est que chacun peut trouver son rythme sans taper dans les bâtons de l’autre. Hormis le groupe de tête, j’ai l’impression que tout le monde part prudemment. La route est encore longue et les chemins réputés techniques ont probablement freiné les ardeurs de la plupart des coureurs du peloton. J’atteins le sommet de cette première côte en 30 min (à peine 3 kms de long pour 400 D+). Le parcours emprunte ensuite un single magnifique sur une superbe crête ! Quelques personnes sont encore là pour nous encourager et le soleil a fait son apparition. Après avoir atteint 2000 m d’altitude et le sommet du télésiège (Col de Claran) nous redescendons jusqu’à 1400 m au terme d’une descente assez technique en monotrace.. J’arrive alors au pied de ce qui sera le gros morceau de la journée en 1h10, très frais et avec de bonnes sensations !

Objectif Col d’Arpingon (2250 m).

La suite du parcours est plutôt sympathique avec une montée d’environ 4 kms pour 900 D+. Deux légers replats coupent celle-ci et ne feront pas de mal dans ces pourcentages élevés ! Je commence donc à grimper très prudemment en doublant quelques personnes plus prudentes encore que moi visiblement le tout en faisant connaissance et discutant avec deux coureurs qui sont sur le 144 kms. Ils avancent alors à la même allure que moi sauf qu’eux ont un état de fatigue extrême ! Cela force le respect… J’arrive au refuge des Férices où un ravitaillement liquide (non signalé sur le road book) a été improvisé par les bénévoles. Ce ravito fait le plus grand bien… il est midi passé et le soleil tape fort ! Je me rends compte que mes trois flasks de 500 mls sont un peu justes au vu de l’espacement des points d’eau. Je m’arrête donc deux minutes, fais le plein puis repars. La végétation se fait rare et l’univers devient plus minéral, nous avons la chance d’observer des chamois dans le chaos rocheux qui descend de la cime. Nous observons également les coureurs au dessus de nos têtes qui serpentent jusqu’au sommet dans la pente qui s’élève toujours plus. J’atteins enfin le sommet du col d’Arpingon en 2h35 ! Cette montée réalisée sous cette chaleur a laissé des traces et j’accueille la descente avec plaisir. Des portions sont très techniques, la marche devient obligatoire pour passer sans encombre de nombreux rochers. Je suis tout de même très à l’aise sur ce genre de terrain ! Je crois que mes sentiers d’entrainement du Vaucluse composés quasi exclusivement de cailloux y sont pour quelque chose ! Je me rends alors compte de ma facilité à courir sur ce type de terrain (ce qui n’était pas le cas deux ans en arrière…).

Ravito de Val Pelouse : la pause s’impose.

J’arrive au ravito de Val Pelouse dans les 50 premiers en 3h30 de course. Je retrouve alors ma famille venue m’encourager et me suivre sur les deux points de ravitaillement de cette Echappée Belle 47 kms. J’ai donc eu le droit à un ravitaillement personnalisé mais je n’en ai pas vraiment profité car la chaleur ne me donnait pas du tout envie de manger. J’ai seulement avalé une banane et j’ai surtout beaucoup bu durant mes dix minutes de pause. J’ai pris le temps de m’asseoir et de profiter d’eux, j’en avais bien besoin. Nous n’étions qu’au début de la course mais le soleil avait déjà fait son effet et la fatigue pointait le bout de son nez ! Dans ces moments là, voir des têtes familières que l’on aime nous fait oublier tout ça et nous rebooste pour le reste du parcours. Je repars donc motivé en m’imaginant déjà les retrouver au prochain ravitaillement du Pontet (km 34).

Montée vers le col de la Perrière.

Mon départ du ravito de Val Pelouse fut très poussif dans une pente raide. Je subis la chaleur et cette montée devient un véritable chemin de croix pour moi. Les premiers signes de fatigue ressentis quelques minutes auparavant sont bien présents et je ne peux définitivement plus m’alimenter… plus rien ne passe. Je n’ai donc pris aucun plaisir durant cette section de course où je me suis raccroché à pas grand chose : mettre un pied devant l’autre et ne pas penser au reste de la course ! Dans ces moments là et lorsque le taux de sucre dans le sang devient bas il faut à tout prix tenter de rester lucide afin de ne pas trébucher et se blesser. Ne pas broyer du noir devient primordial ! Je savais que ce coup de moins bien allait passer mais que d’ici là la course allait être très dure ! J’ai donc gardé à l’esprit une image positive : retrouver ma famille au prochain ravito. J’enchaine alors le col de la Perrière (2003 m) et le col de la Perche (1984 m) sur un rythme d’escargot ! Discutant ici et là avec des coureurs qui me doublent. Les sensations reviennent tout de même doucement et je rejoins le Pontet (ravito 2) en 7h de course. L’hypoglycémie est maintenant derrière moi, le soleil est retombé et tous les voyants sont au vert pour la fin de course ! Je profite à nouveau des personnes venues me voir en m’asseyant avec eux un court instant ! La prochaine fois que nous nous reverrons sera à Aiguebelle, sur la ligne d’arrivée !

Fort de Montgilbert : dernière difficulté.

J’attaque alors sans plus tarder la dernière montée en compagnie d’un autre coureur ! Les pourcentages sont encore élevés mais on enchaine les 400 m de dénivelé en discutant et en rigolant. Il m’explique qu’il ne doit pas trainer car il a un covoiturage à prendre pour rentrer sur Lyon après la course… Prévoir un covoiturage sans savoir à quelle heure on arrive il fallait oser ! On passe alors le temps à raconter des conneries et à faire connaissance. On termine cette montée à trois et chacun partira à son rythme dans la dernière descente longue de 10 kms qui nous permettra de rejoindre Aiguebelle. J’arrive à courir quasiment tout le long mais les jambes sont dures et je ressens vraiment mon manque d’entrainement en dénivelé négatif. Je termine alors les 2 derniers kilomètres en discutant avec un autre coureur aussi fatigué que moi. Nous alternons la marche et la course et nous nous faisons doubler par quelques personnes mais peut importe,.. l’essentiel est ailleurs ! Le plaisir à l’idée de franchir la ligne d’arrivée est immense !

Finisher !

Nous entrons alors dans le parc d’Aiguebelle, j’aperçois ma famille et prend mon neveu par la main afin qu’il partage avec moi l’arrivée de cette course magnifique ! Je sonne la mythique cloche et réalise que tout cela est terminé. Quel bonheur de partager cela avec eux. Cette Echappée Belle 47 kms aura été une véritable aventure où les émotions auront été extrêmement fortes ! Je me classe finalement 65 ème sur 362 finishers avec un chrono de 9h13. L’organisation et les bénévoles auront été excellents tout le long du parcours. Je ne peux que conseiller de participer à cette course… les paysages traversés sont sublimes et sauvages.

Belledonne se mérite néanmoins : Avec peu de ravitaillements, ce « parcours des crêtes » vous oblige à être autonome dans votre alimentation et votre hydratation… notamment à cette période de l’année où la chaleur est bien présente ! En étant finisher du plus petit format de l’Echappée Belle, je ne peux qu’avoir envie de revenir pour tenter quelque chose de plus grand et découvrir encore plus ces somptueuses montagnes de Belledonne. Affaire à suivre…

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